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Se surpasser au-delà de l’effort, avec un trek dans l’Himalaya

Photo Jacques Galluccio

Connaissons-nous notre limite physique et mentale ? Avons-nous souvent l’occasion de les exploiter ? Nous avons chacun des épreuves qui nous enseignent la patience par exemple. Mais soyons franc : nous avons pour la plupart d’entre-nous un certain confort en Occident. Au prix des loyers en Ile-de-France, vivre en HLM est même devenu un privilège.

Actuellement, on a les migrants par exemple qui sont allés au bout des limites en ayant traversé le Sahara, la Méditerranée, les Alpes… ils ont pu exploiter une grande partie de leurs capacités mentale et physique. et encore, ils ont beau être arrivés en Europe, ils vivent pour la plupart dans des tentes, dans le froid, la boue… Au moins ils nous permettent d’avoir des hassanets !

Mais, en voyageant, nous pouvons troquer des vacances all-inclusives contre des experiences physiques et humaines comme faire un trek par exemple.

Et j’ai eu ce privilège, avec la grâce d’Allah, d’aller faire un trek dans l’Himalaya, jusqu’au camp de base de l’Everest à 5 356 mètres d’altitude ! Ce trek a été organisé par Karim avec son association La Rando, que je salue pour sa sympathie et son professionnalisme.

Je ne vais pas vous décrire les 12 jours de trek, mais plutôt développer des thématiques le long de ce périple.

Katmandou la perchée

Avant d’aller faire ce trek, tout d’abord atterrissage dans la capitale népalaise : Katmandou. Perchée à 1 400 mètres, elle est connue pour être un ancien refuge des hippies, la fin de leur périple après être venus de l’Inde, où la drogue était en vente libre au pays de Bouddha. Cherchant le bonheur ultime et psychédélique, entre spiritualité et montagne, ils ont, pour la plupart, terminé à se droguer dans des hôtels et appartement miteux de la rue Freak Street notamment, trop affaiblis pour faire quoi que que se soient.

Il reste encore des vieux hippies restés bloqués dans la capitale népalaise fumant des roulés. La drogue est dorénavant interdite, mais largement disponible. N’ayant pu trouver de fatwa m’autorisant à prendre de l’opium, je n’ai pas pu en tester. On a de jeunes touristes en Desigual voulant refaire le trip de leurs aînés, où avec de la chance, ils trouveront des films de Godard. Mais dorénavant, la majorité de touristes sont les trekkeurs restants quelques jours au quartier de Thamel avant leur périple. Situé au centre de la ville, ce quartier regorge d’hôtels, restaurants et d’innombrables boutiques pour s’équiper avant un trek à prix dérisoire, après négociation ! Certes, vous aurez du fake North Face mais qui fera largement l’affaire, ça reste comme des vrais, du made in China. Vous pouvez venir sans rien, ou perdre votre valise, et vous n’aurez aucun problème à vous équiper de la tête aux pieds.

Thamel by night. Photos Jacques Galluccio

Généralement, en caricaturant un peu, un randonneur est perçu en France comme une personne aimant la nature, sensible aux questions écologiques et développements durables, manger bio… Des thématiques dont les musulmans s’emparent de plus en plus. A Thamel, tu n’es qu’un consommateur venant d’Occident, le trek est une niche comme une autre.

Le bouddhisme est l’hindouisme sont les 2 religions majoritaires au Népal. Les lieux de culte et statues sont omniprésents. On a des couples mixtes, c’était le cas des parents d’un employé de l’hôtel, qui hésitait à choisir entre ses deux religions, choix dur… On reviendra dans un prochain article sur la religion dans ce pays.

Bruyante, poussiéreuse, les motos s’entremêlent aux voitures dans les rues étroites, où les coups de klaxon sont incessants, et où en tant que touriste, tu essayes de ne pas te faire tamponner. Elle fait penser à une ville du bled, mais en bien pire !

Quelques jours de visite de la ville avant le trek, et l’occasion de se connaître entre les membres du groupe. Les affinités se créaient, rigolade, bonne ambiance au restaurant, et à l’hôtel.

Les 2 roues omniprésents. Noter les câbles électriques  en haut défiant toutes normes en vigueur en France ! Photos Jacques Galluccio

Atterrissage à Lukla le début d’une longue expérience

Pour commencer le trek, direction Lukla, en avion. En effet, ce qui va mettre 40 minutes par les airs prendrait 2 jours en bus. Notre guide francophone Kishan avait pris les billets en avance pour le premier vol. Le fait de ne pas avoir improvisé ce trek sur place nous a permis de prendre l’unique vol de la journée par la grâce d’Allah le tout-puissant. En effet, les conditions climatiques à Lukla font que bien souvent les avions ne peuvent atterrir et décoller. Certains trekkeurs doivent attendre jusqu’à 3 jours. L’aéroport de Lukla a la particularité d’être l’un des plus dangereux au monde ! Niché à 2800 mètres, il est composé d’une simple piste de 500 mètres en pente, à flanc de colline. Les applaudissements pour le pilote ne sont pas volés. C’est tout juste si on ne lui donnait pas un pourboire !

S’acclimater pour mieux grimper

L’une des clés pour bien réussir un trek en altitude est l’acclimatation. Plus nous montons en altitude, moins nous avons d’oxygène, nous devons produire des globules rouges afin de favoriser le transport d’oxygène. C’est pour cela que le trek est long et progressif. Dès le deuxième jour à Namche Bazaar, nous faisons une fausse pause. En effet, pour s’acclimater, nous devons rester dans ce village à 3 400 mètres d’altitude, où dans la journée nous montrons juste une colline et la redescendrons dans la matinée.

La mauvaise langue que je suis croyait que cette journée de repos était destinée à nous faire consommer dans le village. En effet, à Namche Bazaar, il y a des distributeurs de roupies, change, boutiques de trek, restaurants, pubs, chichas… Mais non, il faut vraiment s’acclimater, être entraîné ne suffit pas face au mal aigu des montagne. Entre Thamel et ici, l’altitude me révèle, que, peut-être suis-je un libéral que ne s’assume pas ?

Namche Bazaar. Photo Jacques Galluccio

Les Sherpas, ces surhommes

Porteurs népalais. Photo Jacques Galluccio

Avant de continuer de parler de ce périple, je tiens avant tout à rendre hommage aux véritables héros du voyage que sont les Népalais croisés dans l’Hymalaya, les Sherpas, mais aussi l’autre ethnie moins connue que sont les Gurung. Pour ce trek, nous sommes accompagnés de notre guide Kishan, et ses assistants. Leur cadence de marche donnent l’impression qu’ils se baladent, pour autant, aucune arrogance de leur part.

Pour notre gros sac, chaque matin, ils sont chargés sur des mules, des dzos, un animal hybride entre une vache et le fameux yak qui lui évolue à plus de 3 000 mètres d’altitude. La vallée de Khumbu qui mène jusqu’à l’Everest est dépourvue et interdite aux véhicules à moteur, hormis les hélicoptères. Ces animaux servent à alimenter les villages et refuges. Mais bien souvent, c’est le dos de sherpas et Gurung qui fera office de transporteur DHL. Il faut les voir nous doubler avec des charges jusqu’à 80 kilos !

Nos mules prêtent à partir le matin. Photo Jacques Galluccio

Certains ont pour chaussures de simples claquettes quand nous avant de venir, nous hésitions entre une paire de Salomon ou une Merrell… Les sherpas et Gurung vont aussi porter le sac d’un trekkeur, bien souvent de deux trekkeurs. Cette image m’est, personnellement, dérangeante, elle donne l’impression du colon faisant sa balade en pays exotique. Alors, bien sûr, on se donne bonne conscience en se disant que ça leur fait du boulot. Les esclaves aussi avaient du travail… Ils ont en tout cas des capacités physiques et mentales hors normes !

Nos accompagnateurs ont fait preuve d’humilité, respectueux à notre égard, à notre service, ils ont porté le sac à la journée de ceux qui avaient des difficultés. À chaque repas, ils aidaient dans les gîtes à mettre le couvert, prendre les commandes, et débarrasser. Les 35 heures par semaine ont été largement dépassées. Dans nos boulots, beaucoup chipotent dès qu’on leur demande une tâche qu’ils estiment par faire partie de leur mission.

Ils attendaient qu’on finisse de manger pour déguster leur repas à leur tour. Quand nous pouvons, nous avions le choix du repas, malgré que bien souvent, nous mangions que des féculents, il est arrivé que dans le même nous ayons du riz, des nouilles, et des pommes de terre ! Nos accompagnateurs mangeaient toujours le même plat midi et soir qu’est le dal bhat. Un plat composé de riz blanc, agrémenté d’un curry aux légumes, et une soupe de lentilles. Un plat équilibré qui les aides dans les conditions rudes de la montagne.

Ils ont à la fin du trek leur salaire en pourboire, sans cotisation chômage, retraite, et sécurité sociale. Juste sa subsistance. 

Le plaisir pour motivation

Passer ses journées à marcher pour ses vacances comportent des avantages, malgré les conditions qui deviennent de plus en plus rude, on se sent bien dans cette montagne, voici mes motivations qui font que le treking, ce n’est pas que de la marche :

Photo Jacques Galluccio
  • Un véritable effort physique : j’ai beau faire du sport, cela reste une des activités les plus difficiles. Entre le nombre d’heures et jours marchés, les montés, et même les descentes, l’altitude… Cela reste une véritable performance, on éprouve à force le besoin d’avoir sa dose quotidienne d’effort, nos jambes, notre corps, notre mentale le demandent. Nous sommes certainement trop sédentarisés et marchant peu ou pas assez dans nos villes.
  • Contempler la création d’Allah azzawajel : nous admirons la variété de paysage et au fur et à mesure que nous montons, la végétation se faire de plus en plus rare.  Les glaciers, rochers et collines désertiques donnent une impression de fin du monde, où plus rien ne subsiste.
  • Discuter entre-nous : entre les efforts, nous échangeons, débattons, rigolons sur divers sujets, nous sommes H24 ensemble, montrons que nous sommes mieux que des candidats des Anges de la télé-réalité ! J’en reverrais certains, d’autres peut-être plus jamais, mais ce fut un plaisir toutes ces discussions avec chacun des protagonistes. J’étais avec un groupe iconoclaste, qui n’avait peu avoir avec tous ces groupes d’Anglo-saxons croisés sur le chemin… Et c’est bien dommage qu’il n’y ait pas plus de diversité, c’est une activité ouverte à tous et très accessible. Beaucoup de délire, de fous-rires, sans oublier la spiritualité. Comme quoi, on n’est pas obligé de se prendre au sérieux tant qu’on respecte les règles de la montagne, on a fait tous le même parcours au final.
  • Méditer sur soi-même : loin du tumulte de nos vies personnelles, prendre du recul, loin de son foyer, qui puisait dans de rudes conditions, fait prendre conscience de beaucoup de choses. 
Méditer. Photo Jacques Galluccio

Les jours d’efforts les plus durs

La dernière journée d’acclimatation, 2 jours avant la montée au camp de base, était pour ma part la plus dure. Nous sommes à Dingboche à 4 250 mètres et déjà une semaine de marche dans les jambes. Dans la matinée nous sommes montés jusqu’à 4850 mètres, ce fut très éprouvant, mais nous sommes allés plus haut que le Mont Blanc, au calme !
À Dingboche, mon battement de cœur élevé et mon taux de globules rouges faible font que le guide me conseille de prendre du Diamox, un médicament favorisant la ventilation. Néanmoins, je n’ai pas les symptômes du mal aigu des montagnes (MAM), ce qui me rassure. Ce fut un crève-cœur d’avoir recours à un médicament pour m’aider à l’ascension, mais il faut, parfois, admettre qu’on est faible. De toute façon, les nombreux porteurs népalais jeunes et vieux croisés m’avait déjà bien fait relativiser sur mes supposés capacités physiques…

Le jour J pour l’ascension finale était aussi des plus rudes. Nous sommes levés à 5 heures par les porteurs pour ce qui fut la journée la plus longue de marche. La matinée fraîche est vite réchauffée par notre cadence. Après la pause déjeuner, il reste 3 heures de marche, encore un dernier effort jusqu’à l’objectif, un parcours difficile avec les nombreux rochers à monter, à descendre, à monter… A ce niveau je suis en pilote automatique, je ne réfléchis plus, quand enfin, en contrebas, nous sommes au camp de base, à 5 350 mètres ! Mais qui est désert en cette saison… Quel plaisir d’avoir atteint l’objectif tous ensemble, la pression mentale qui descend, voir l’Everest d’aussi près me fait rappeler mon enfance où j’étais plongé sur mon atlas à découvrir et apprendre les différents monts du globe. Et j’espère qu’Allah me donnera les capacités physiques (et surtout financières) la prochaine fois de monter les 3 000 mètres qui me séparent du camp de base. Je ferais inch’Allah le Hajj avant, on sait jamais…

Saoudienne au camp de base. Et oui ! Photo Jacques Galluccio

Marche arrière et retour au refuge à Lobuje, nous ne pouvons tarder, pas le temps de récupérer, car rentrer dans la nuit serait pire, il faut encore puiser dans des ressources qu’on croyait déjà épuisées depuis un moment, mais il y a toujours cette énergie au fin fond d’un neurone qui va la transmettre à un muscle en fonctionnement nous permettant de continuer. Nous arrivons heureusement avons le coucher du soleil et le froid glacial de la nuit !

L’Everest, si près, si loin… Photo Jacques Galluccio

Le mental, l’arme absolue

C’est indéniable, c’est vraiment le mental qui a permis à ce qu’on y arrive tous. Non, c’est avant tout Allah qui nous a donné les capacités à chacun, malgré nos lacunes, d’y arriver. Chacun d’entre-nous entretenons une relation particulière envers son Seigneur, loin de tout, son invocation lorsque l’air se faisait rare et le pas lourd nous a permis d’avancer.

Mais je repense à ceux qui ont persévérer dans leur difficulté :

  • Qui ne sont pas spécialement sportifs, qui se sont surpassés dans la douleur.
  • Blessée, sur une jambe, à continuer sans rien lâcher, et surtout sans que la deuxième jambe lâche !
  • En surcharge pondérale, où chaque pas était un effort doublé, voir triplé.
  • Grippée, où dans cet état, on arrive à peine à aller de son lit au canapé, la plupart aurait demandé une évacuation en hélicoptère dans ces conditions physiques.

L’abnégation resurgissait de leur corps et de leur âme au fil des kilomètres restant à affronter. Seule la mort les aurait empêchés de continuer. 

J’ai eu comme réel handicap des flatulences excessives et nauséabondes. C’était de véritable gaz toxique que je ne pouvais retenir, et malgré que nous soyons en pleine nature, cela n’a pas empêché d’empester mes compagnons de derrière ! J’ai cherché le bâton pour me faire vanner, un des avantages d’avoir un guide francophone et que lui aussi profite de ces gags pour en remettre une couche, et ce fut de bons moments de rigolade ! Le pet, une blague intemporelle.

Hamdu lillah. Personne n’a été évacué en hélicoptère. Photo Jacques Galluccio

Finalement le plus dur…

Ce n’était pas le trek, non le plus dur c’était le soir quand nous étions à l’hôtel, enfin dans les gîtes. Une nouvelle épreuve nous attendait : les chambres et parties communes étaient non isolées sans chauffage, déjà humide de la randonnée, on arrivait dans des endroits complètement humides et frigorifiés, on se les caillait ! Le soir habillé, on se réfugiait sous une couverture, voire deux, ou avec un sac de couchage en plus. Heureusement que la fatigue m’aidait à m’endormir complètement, mais se lever en pleine nuit pour aller aux toilettes était encore une difficulté, jamais ça s’arrête.

Dans les toilettes des deux derniers refuges, pour se laver les parties intimes, nous avions un gros tonneau avec une eau congelée, avec une grande boîte de conserve faisant office de récipient. Cette même eau qu’on met pour la chasse, et on reprend cette eau avec la boîte de conserve pour aller se laver les mains. Elle était tellement gelée qu’il était très difficile de faire ses ablutions avec. Dans le dernier refuge, pas de lumière dans les couloirs et toilettes, au moins j’amortissais l’utilisation de ma lampe frontale. Quant à l’hygiène, déjà pas top, on ne peut jeter les papiers toilettes dans WC, mais dans une poubelle à côté, odeurs, microbes…

Dès Namche Bazaar,  les douches étaient payantes à chaque refuge au prix de 500 roupies népalais. Mais arrivé au dernier refuge, j’ai payé 600 roupies pour un sceau d’eau chaude, où je me suis lavé sur des toilettes turques !

Les choses les plus simples ont plus de valeur lorsqu’elles sont plus rares et moins accessibles, ce qui abonde dans nos vies de tous les jours devient un luxe dans les hautes montagnes himalayennes. Tout est payant et coûte plus cher au fur et à mesure que nous montons : l’électricité pour recharger son téléphone, le WIFI car ça ne capte plus, Mars, Snickers, Coca, paquet de mouchoirs… L’eau à boire en bouteilles coûtait de plus en plus chère, l’équivalent de 2 € la bouteille (d’1 litre), et elle pourrait être encore plus chère tant elle est indispensable lorsqu’on fait un trek en altitude. Personnellement, je demandais de l’eau du robinet au restaurant que je purifiais à l’aide de pastilles qu’on trouve en parapharmacie ou sur Amazon. On nous déconseillait de boire l’eau des cours d’eau du fait que des animaux pouvaient uriner dedans, même à 5 000 mètres ce n’est pas bon, sauf si tu es Népalais, mais ai-je besoin de le préciser…

C’est néanmoins ce genre de galère et de difficultés qui font de bons souvenirs. Cela ne nous a pas empêchés pas de faire quelques parties de cartes avant de se coucher, où certains on fait de preuve de bonne stratégie dans la tricherie !

Cela valait bien quelques efforts. Photo Jacques Galluccio

Retour à la ville

Le retour se fait rapidement pour arriver à Lukla, tout le monde est détendu. Et nous avons encore de la chance, hamdu lillah, nous avons le premier vol pour Katmandou alors que ça faisait 3 jours qu’aucun avion n’avait décollé.

Je suis content de retrouver cette ville complètement dézinguée, mais elle est trop épuisante, ce vacarme incessant, et ces odeurs d’encens émanant de tous ces mini lieux de culte d’idolâtre me font mal à la tête. J’ai envie surtout de rentrer chez moi, retrouver les proches, ma ville de Seine Saint-Denis. Le « neuf-trois », c’est les Champs Elysées du ghetto à côté de Katmandou. Retrouver aussi les mosquées franciliennes. Dans la capitale népalaise, j’ai pu aller à 2 mosquées, mais je n’ai pu échanger avec la oumma locale. Néanmoins, rester autant de temps dans un pays hindouiste et bouddhiste m’a rappelé ô combien j’étais heureux qu’Allah m’ait guidé dans l’Islam.

Encens. Photo Jacques Galluccio

Je respecte néanmoins l’accueil chaleureux des Népalais, surtout de nos accompagnateurs qui avaient de véritables valeurs humaines, ils vivent avec peu, mais ont ce qu’il faut pour se satisfaire des bonheurs les plus simples. Le détachement du monde matériel fait partie de nos enseignements de notre religion, malgré que nous n’allons pas dans l’extrême au point d’être complètement déconnecté, être au milieu des bouddhistes m’a fait rappeler ce noble enseignement, et que si demain Allah m’enlève tout, il me faudra une foi inébranlable pour patienter jusqu’au bonheur de la vie prochaine inch’Allah. Le confort est loin d’être une sécurité.

Quelques derniers restaurants tous ensemble à Thamel, et chacun va rentrer au fur-et-à-mesure. plus de dix-huit jours ensemble c’est déjà pas mal, et certains ont fait encore plus de jours !

Ce que je retiens

Finalement, le plus dur, ce n’est d’aller toujours plus haut, de rechercher la performance dans le froid ou la chaleur extrême, non, le combat contre soi-même reste évidemment le plus dur, le jihad an-nafs. La patience face aux événements de la vie, face à ce que l’on voit, l’humilité, arriver à changer sur nos défauts, ne pas chercher la fuite, cela est vraiment difficile. D’ailleurs, si j’ai offensé des personnes durant ce trek je m’en excuse.

Qu’on a vraiment de la chance de voyager comme on le fait. La plupart des Népalais ne voyageront pas, ou une fois dans leur vie.

On apprend beaucoup de ces peuples, mais que leur apprend-on ? Est-ce qu’ils tirent des enseignements de nous à chaque fois qu’on les visite ?

Qu’une douche chaude et un appartement isolé, c’est un grand luxe.

Que je n’ai pas vu le yéti.

Pour ceux intéressés par un trek au Népal, que ce soit jusqu’au camp de base, ou l’Anapurna, je vous invite à aller sur le site de laRando, vous aurez toutes les informations nécessaires, ainsi que les dates à venir. N’hésitez pas à les contacter !

Photo Jacques Galluccio

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